Le goji, un concentré de vitalité

- - pas de commentaire

Le goji, un fruit aux pouvoirs magiques ? Ces petites perles rouges poussent sur des vignes qui atteignent plus de 6 mètres de long sur les lointaines et non polluées vallées du Tibet et de la Mongolie. Le goji est un fruit protéiné, contenant 18 amino acides, et contient plus de 20 traces de minéraux et vitamines. Leur goût ressemble un peu aux dattes, légèrement plus amères.

Le goji
Le goji

La liste de ses bienfaits est interminable. Les principales raisons pour lesquelles nous devrions consommer du goji est son haut pouvoir détoxifiant, la concentration impressionnante en vitamines A, C, E, B1, B2, et B6 et en protéines. Réputé pour sa capacité de ralentissement de processus de vieillissement, le goji est également connu pour la fortification du système imunitaire, son pouvoir anti-cancérigène, la normalisation de la tension artérielle, du taux de glucides dans le sang, la réduction du taux de cholestérol et des lipides. Il agit également comme un anti-inflammatoire et aide à l’absorbtion du calcium

Mais comment est-il cueilli, cultivé, acheminé afin qu’il atterrisse dans nos assiettes d’occidentaux sur-bookés ?

Il existe trois façons de le cultiver :

Premièrement, il y a les fruits qui poussent sauvagement, sans autre intervention humaine que la cueillette. Comme on peut se l’imaginer, ces fruits sont consommables surtout sur place, et ne font pas l’objet d’exportation massive. Leur teneur en éléments nutritifs est la plus élevée.

L’alternative complètement opposée est la culture intensive en monoculture, utilisant des engins agricoles modernes. Les Chinois en consomment beaucoup et en ont fait une priorité agricole dans la région de Níngxià, mais le fruit est cultivé dans tout le nord-ouest du pays : Gansu, Qinghai (nord Tibet) et la Mongolie Intérieure. Le principal problème relié à ce type de culture est l’utilisation de pesticides en quantité supérieure aux normes européennes. Ce n’est donc pas la meilleure solution pour le consommateur.

Il existe un troisième type de culture, mi-intensif, mi-naturel. Les plantes sont semées ou plantées, tout comme dans l’agriculture intensive, mais leur régénération se fait naturellement. Il ne s’agit pas de monocultures, et le but est de laisser pousser les autres plantes, qui renforcent, par l’action d’interdépendance, la qualité des fruits. Labellisées  »bio« , ce sont les fruits que nous pouvons espérer trouver sur le marché européen. La vigilance s’impose tout de même et il faut savoir poser les bonnes questions aux vendeurs et boutiques qui les proposent.

Le goji
Le goji

Afin d’éviter que les fruits sèchent dans leur sachets papier, pensez à les consommer sous trois mois. Si vous êtes à l’aise dans la cuisine, n’hésitez pas de chercher des recettes qui contiennent des baies de goji ou des produits dérivés. On peut en rajouter dans des soupes sucrées ou salées, mijotés de viande, tartes, muffins, muesli, selon vos envies et imagination.

 

En Chine, il est interdit d’exporter les fruits à leur état naturel. Ils sont donc transformés en liqueurs, jus, vin, teintures, ou sous la forme la plus répandue, de fruits déshydratés ou encore réduits en poudre. On peut en faire du vinaigre, ou fermentés dans de l’alcool. Il existe aussi l’huile de pépins de goji, utilisée en tant que sérum hydratant pour le visage ou en usage interne. Il en faut tout de même 2,4 tonnes de goji pour un litre d’huile… Bon nombre  de marchands sur Internet ou en magasins bio proposent plusieurs de ces produits.

Le goji séduit par son goût, sa couleur gourmande, ses multiples utilisations en médecine alternative. Subissant un effet de mode, le fruit a ses admirateurs et ses détracteurs. A nous, consommateurs avisés, à en faire bon usage.

Répondre