Kashgar, ville de traditions et de modernisme

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S’il y un lieu important que le voyageur ne peut pas rater entre Ankara et Pékin, c’est bien la ville de Kashgar, au Turkestan chinois. La considérer comme une indispensable étape serait tout à fait logique puisque sur cette légendaire Route de la Soie, elle se présente comme une véritable ville-oasis.

Kashgar
Kashgar

Le Grand Bazar et la Mosquée d’Id Kah

Kashgar comprend, entre autres,  trois grands sites : le grand Bazar, la Mosquée Id kah et le Tombeau d’Abakh Hoja. Le grand Bazar est le lieu qui attire le plus de consommateurs, visiteurs et autres curieux. Le dimanche, c’est le marché au bétail, maintenant situé en dehors de la ville qui prend l’avantage, ne manquez pas d’y faire un tour. Il y a également un marché traditionnel et quotidien avec ses fameux « spaghettis faits maison », ses ateliers de tonte, ses brioches, son riz à l’agneau… Le soir, on préfère déguster des brochettes de saucisses et de chèvre…

La Mosquée Id kah (1442) est la plus grande mosquée de Chine. Lieu névralgique de la ville, c’est un centre religieux qui est aussi connue sous l’appellation Id Kah Emin.

Situé dans le Nord-Est de Kashgar, mais toujours dans ses environs proches, le tombeau d’Abakh Hoja est le plus grand du genre dans tout le territoire du Xinjiang. Il est aussi appelé Sage Apak ou tombeau de Xiangfzi.

 

Déguster du thé en bavardant doucement

Les maisons de thé, comme celle d’Ostangboyi, sont en grand nombre dans la ville. Du thé traditionnel aux infusions rares, il y en a de toutes sortes : au safran, à la cardamome, aux herbes, aux fleurs… A déguster en bavardant doucement. C’est la coutume. Comme ces hommes qui passent la plupart de leur temps à se retrouver pour discuter de tout et de rien. Non loin de là, la gare centrale est là depuis fort longtemps et l’horloge de son quai n’est plus à l’heure. Attention donc à ne pas rater votre train !

 

La coutume folklorique ouighoure

L’une des dernières statues de Mao Tsé Toung se dresse sur la place du Peuple, imperturbable devant le balais incessant des véhicules qui côtoient  les charrettes de fruits et légumes. Malgré l’inexorable avancée de Kashgar vers le modernisme, la vieille ville est toujours bien là avec son relents du Moyen Age. La population ouighoure n’a pas non plus changé ses habitudes : les hommes portent toujours la doppa et les femmes se parent de foulard. Les combats de coqs ont toujours lieu et les marchandages se font dans la langue locale.  Ce genre de scène de la vie courante, qui illustre la coutume folklorique ouighoure, rappelle que, finalement, nous ne sommes pas si proche de Pékin, mais plutôt d’Istanbul…

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